Poésie Ital

Poésie Ital

A la ville

A la ville

 

Tous ces gens qui se croisent

Sans se connaître se toisent

La fuite des véhicules

Les passants qui pullulent

Tout va beaucoup trop vite

Rien ne fixe les limites

Il faut être le premier

Croiser, couper, doubler

 

                Moi je suis et resterai clodo

                Roulant ma vie dans un cabas

                Observant les tristes idéaux

                Qui occultent votre trépas

 

Tous ces gaz que l’on respire

Toutes ces femmes que l’on désire

La farandole du ridicule

Maquillés, stressés, dans votre bulle

Parfumés pour se distinguer

À en étouffer, en crever

Dans un relent d’anxiolytique

Et même les pauvres trouvent ça magnifique

 

                Moi je suis et resterai clodo

                Traînant mon corps comme un boulet

                Observant les tristes idéaux

                De l’enfer que vous dirigez…

 

Toutes les enseignes éclairées des boutiques

Donnant l’image d’un monde féerique

Le commerce c’est le sourire des caissières

Mais surtout des bénéfices, des raisons financières

Des couteaux plantés dans le dos

Entre ennemi, entre ami, entre animaux

Moi je vous observe dessous mon pont

Et moi la ville je trouve ça vraiment con …

 

Alors moi, je deviendrai vagabond !!!

 

© Franck RAPIN – Novembre 2015

 ISBN   978-2-9553582-1-4 

 



17/12/2017
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